Nouvelles de nos agences, décembre 2020

Camp Péniel

Plusieurs d’entre vous l’attendiez :
nous avons enfin le résultat de notre collecte de fonds
« Ensemble nous irons plus loin », qui a pris fin le 31 octobre dernier.

Une donatrice s’était engagée à doubler tous les dons entrant durant les mois de septembre et d’octobre, jusqu’à concurrence de 20 000 $. Grâce à la générosité de la communauté entourant le Camp Péniel, l’objectif était atteint après environ 5 semaines de collecte. La donatrice, emballée par ce résultat rapide, a décidé de maintenir la collecte et de voir jusqu’où Dieu bénirait !

Nous vous annonçons que tous ensemble,
nous avons cumulé 37 245 $ en 8 semaines !
Le Camp Péniel recevra donc un montant total de 74 490 $ !!
Nous sommes sous le choc, émus et reconnaissants !

Cet argent nous aidera à réduire les impacts que la pandémie a eus sur le Camp en 2020 et nous permettra de traverser les défis auxquels nous ferons encore face en 2021. Toute l’équipe vous dit un immense merci ! Nous sommes réellement encouragés de voir comment le Camp Péniel est important au cœur de plusieurs d’entre vous !

Et maintenant ?

Les consignes gouvernementales ne s’étant pas encore assouplies, les activités du camp sont toujours à leur minimum. Nous avons la permission de louer nos chalets, mais depuis la mi‑septembre, la demande a beaucoup diminué.

Nous prenons donc ce temps qui s’est libéré pour réaliser des projets qui étaient sur la glace depuis longtemps. De petits projets de rénovation, la finalisation de notre site Internet, des plans de développement à monter, etc. Nous voyons les prochains mois comme une occasion de concrétiser plusieurs idées.

Si vous désirez connaître ce qui tiendra l’équipe du Camp Péniel occupée dans les prochains mois, suivez-nous sur Instagram ou sur Facebook !

Encore une fois, merci de tout cœur !
www.facebook.com/CampPenielQc
@camp_peniel_qc

MCC

Tableau à l’huile peint par Lisette Laurin
A partir d’une photo prise en Provence

Un geste de justice qui répare

Mon épouse et moi habitons au rez-de-chaussée d’un triplex dans Hochelaga. L’un de nos fils, qui n’habite pas avec nous, a l’habitude de laisser son vélo — ainsi que celui de son fils — attachés à la rampe de notre galerie. L’autre nuit, vers 2 h du matin, nous entendons des bruits de pas venant de l’escalier extérieur. Je me lève, nu comme un vers, j’entrouvre la porte et aperçois un homme, environ à une centaine de pas de ma porte, examinant un vélo. Plutôt que de sortir immédiatement, je décide de rentrer me mettre quelque chose sur le dos, aller à la toilette, tout en me demandant ce que je devrais faire. Ce délai m’a sans doute été salutaire ! Ceux qui me connaissent savent que je suis du genre à « foncer dans le tas », mais je suis conscient que c’est rarement la bonne option ! Le temps de m’habiller, et sans avoir vraiment résolu mon dilemme, je comprends tout à coup que mon épouse, en robe de chambre, pieds nus sur le trottoir, discute calmement avec le type qui tient le vélo en lui expliquant que ce vélo est celui de notre fils et que celui-ci aime bien pédaler avec son garçon. Puis elle revient en mentionnant que le gars était aussi pas mal éméché et qu’il niait avoir volé la bicyclette. Voulant éviter la bagarre, je résiste à l’idée de lui courir après et je me dis qu’il est préférable de laisser Dieu agir dans cette situation. Après tout ce n’est qu’un tas de ferraille et du caoutchouc.

Or, très tôt le lendemain, en partant pour travailler, j’aperçois mon fils monter les escaliers avec le même vélo. Notre brigand avait ramené son butin de la veille au triplex, en prenant soin de le cacher derrière les poubelles sous l’escalier au cas où quelqu’un aurait l’idée de le voler une seconde fois ! L’homme a-t-il été saisi d’un cas de conscience ? A-t-il été ému du fait que son geste nuisait aux promenades d’un père avec son enfant ? Ou peut-être a-t-il simplement craint les conséquences légales de son larcin ? Toujours est-il que notre fils a récupéré son vélo. Nous étions reconnaissants à Dieu, non pas de l’avoir retrouvé, mais plutôt parce que sans que j’aie eu à provoquer d’altercation, sans recours à la violence, sans même nous défendre, la réaction douce et franche de mon épouse a peut-être conduit un homme à vivre une sorte de repentance. Son intervention un peu naïve, voire téméraire, s’est avérée dans ces circonstances un geste de justice qui répare. L’épisode m’a fait réfléchir à l’appel de Paul aux Romains (12.17-21) à ne pas répondre au mal par le mal, et à croire dans la justice ultime de l’amour de Dieu. Nous avons obtenu justice — matériellement — mais notre délinquant a peut-être fait un pas vers la justice en Dieu. Notre monde a de plus en plus besoin de modèles de résistance pacifique en alternative à la violence, comme ma femme qui s’est interposée sans coercition.  Partout dans le monde, le MCC soutient de nombreux programmes de développement et de consolidation de la paix là où des conflits ont laissé des traces profondes sur la société. Diverses initiatives locales offrent des formations de réconciliation et de résolution de conflit parmi des populations traumatisées par la violence. Au Québec comme au Canada, le MCC s’investit auprès d’organismes œuvrant dans la justice réparatrice, notamment dans le monde carcéral parmi les détenus, incarcérés ou en libération conditionnelle, pour les aider à se réinsérer dans la société tout en se responsabilisant face à leurs actes. Les procédés de justice réparatrice constituent un facteur de stabilisation et de paix dans nos sociétés. Ça commence par nos propres réactions lorsque nous sommes confrontés à l’injustice et à la violence dans notre vie de tous les jours… ou même en pleine nuit, flambant nu ou en robe de chambre !

Daniel Genest, représentant régional du MCC Canada au Québec
Zacharie Leclair, Recherchiste et adjoint aux communications, Bureau du MCC à Ottawa

ETEQ

Une addition au corps professoral de l’ETEQ

Bienvenue au nouveau professeur Madame Marcia Lucas !
Welcome our new professor of Christian counselling, Madame Marcia

L’ETEQ s’enrichit d’un nouveau professeur qui enseignera le cours « Christian Counselling and the Search for Meaning » dans le cadre de l’offre de nos cours en anglais lors de la session d’Hiver 2021.

Mme Lucas est diplômée de l’université de Yale en soins infirmiers et de Yeshiva University en psychologie. Elle est coach certifiée et exerce actuellement comme psychologue en Caroline du Nord aux États-Unis. Le monde académique ne lui est pas inconnu puisqu’elle a été directrice du programme de 2e cycle de relation d’aide (counseling) du séminaire de l’Alliance Chrétienne Missionnaire à Nyack, NY. Elle a enseigné de nombreux cours et préparé de nombreux thérapeutes chrétiens à l’examen de l’État de New York. Elle est connue pour son aisance à naviguer à travers diverses cultures et est une mentore pour de nombreuses jeunes femmes.

Le cours qu’elle enseignera cet hiver, entièrement en anglais, compare des approches chrétiennes en relation d’aide, à la fois dans leur théorie et leur pratique, avec des modèles séculiers. Ce cours est pour toute personne qui souhaite s’engager dans un ministère de relation d’aide (Christian counseling) et bénéficier d’une formation académique sur l’accompagnement psychologique et spirituel de personnes souffrantes dans une perspective chrétienne et biblique.